Le Gorafi: Il rencontre une connaissance par hasard dans la rue et échoue à engager une conversation intéressante

 

C’est un fait divers des plus trépidants qui s’est déroulé ce week-end dans le 2nd arrondissement de Paris, rue Montorgueil. Il est 15h30 lorsque Maurice Bilboquet, un jeune homme pourtant sans histoire, décide de sortir de chez lui afin de s’offrir une petite promenade de santé sous le soleil de Paris. Maurice flâne avec insouciance et volupté depuis une bonne dizaine de minutes lorsque soudain un passant qui marche en sens inverse attire son attention. Maurice ne le sait pas encore mais un terrible événement s’apprête à changer le cours de son après midi.

« Sa tête me disait quelque chose, c’était indéniable » 

Maurice reconnaît aussitôt Bruno Bucchanon, ce vieux camarade de classe rencontré sur les bancs de la fac lorsqu’ils étaient tous les deux étudiants en Lettres Modernes à la Sorbonne. Bruno, pas en reste, aperçoit à son tour le visage familier de Maurice Bilboquet et adresse manu militari un signe de main chaleureux à cette vieille connaissance. C’est à ce moment là que des clients d’une terrasse à proximité auraient été les témoins auditifs d’un terrible début de conversation:  » Hey Salut ça va? Dis donc, ça fait longtemps!« .

« Passer mon chemin comme si de rien n’était aurait été malpoli. Mais honnêtement, j’ai tout de suite compris que cette conversation ne mènerait à rien » raconte a posteriori Maurice, vraisemblablement encore sous le choc. « Nos questions et réponses étaient entrecoupées de blancs extrêmement gênants. La discussion n’avait absolument aucun sens. J’avais l’impression d’écouter une analyse d’Enora Malagré« . Des témoins présents sur place, qui ont souhaité conserver leur anonymat, assurent qu’aucun sujet de conversation digne d’intérêt n’a pu être trouvé par les deux protagonistes. « Ils sont restés au moins 5 minutes l’un face à l’autre à déballer des banalités. C’est à la 3ème remarque de Bruno sur le beau temps printanier que j’ai décidé d’appeler la police » avoue Corinne, serveuse dans un bar du quartier. « Il fallait mettre un terme à ce massacre » renchérit Gilbert qui assista à la scène depuis son balcon.

La Police, devant le caractère urgent de la situation, a rapidement pu se rendre sur les lieux de la gène et intervenir avec autorité auprès des trouble-fêtes. « Nous les avons coupé au moment où ils se promettaient mutuellement ‘de se faire un truc très bientôt avec tous les autres’. Un moindre mal que nous soyons arrivés juste à temps…: » a affirmé Jean Michel Patoulachi, brigadier en chef de la PJ de la rue du Sentier. Les deux coupables, après réception d’une belle amende, ont été invités à reprendre leur vie chacun de leur côté et à ne plus imposer un tel spectacle sur la voie publique. Maurice n’a pas souhaité épiloguer: « Je le prends avec philosophie, voyez-vous. Ce sont des choses qui arrivent ».

La Rédaction du Gorafi (enfin Steeve B.)

 

NDLR: Pour ceux et celles qui souhaiteraient revoir le framework d’esquive d’une connaissance, c’est ici : rencontre.

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