Comment se poncer le dernier petit-four d’un buffet gratos sans passer pour un enfoiré?

 note de Steeve: Encore une fois, si Steeve a mis une photo de deux bonnes meufs en train de manger un petit four, c’était juste pour attirer les likes. Cet article ne traitera malheureusement pas de bonnes meufs… mais bel et bien de petit-four! On note que la blonde est un peu vener. Ses mains sont telles les griffes d’un rapace qui n’aurait pas eu sa proie. L’interpretation de Steeve c’est que la brune lui a volé le dernier sushi au saumon. Pute!

petit four ultime

Regardez-moi ce petit four comme il est triste! Malheureusement, personne n’a envie de prendre le risque de le manger afin de ne pas passer pour un petit enfoiré croqueur d’ultime petit four devant tout le monde.

Introduction:

Hier soir Steeve s’est rendu à un event Facebook. Outre les petites zouzes magnifiques qui étaient présentes, ce qui a intéressé Steeve, ce fut la présence d’un buffet qualitatif.

Ainsi, après comment esquiver une baltringue en milieu festif et ces 3 euros que tu ne reverras jamais, Steeve continue de secouer les non-dits en souhaitant livrer une habile réflexion sur le petit-four. Attention, pas n’importe lequel. Steeve s’attaque au plus pernicieux: ce fameux dernier petit-four qui frétille dans une assiette trop grande et qui nous fait de l’oeil mais dont nous nous refusons toujours l’ingurgitage pour éviter de passer pour un petit enfoiré d’égoiste en société. Steeve vous dévoile un set de stratégies pour parvenir à vos « faims » (dixit s’éclater le bide à coups de petits fours gratos payés par le contribuable!)

petit four 1

Là Jean Louis est assez serein au moment de tendre la main pour en récupérer un petit-four (voire deux ah ah Sacré Jean-Louis!). Personne ne l’accusera de mettre un tacle à la gorge au buffet. Il a de la marge et peut continuer à s’enfiler du petit four premium sans vergogne et gratuitement tel un mangequignon. Il pourrait même aller jusqu’à en mettre quelques uns dans sa poche pour les ramener chez lui.

petit four2

Là c’est une toute autre affaire. Le petit-four à l’unité. Le plus compliqué à envisager. Lorsque vous tendez votre main frétillante, c’est comme si on avait braqué un projecteur sur vous. Les regards d’autrui, les chuchotements et murmures à l’oreille, c’est la panique. Vous êtes en train de passer pour un enculé de sa mère la pute auprès de tout le monde.

Steeve, à l’instar des grands éclaireurs de ce monde (Jesus, Abraham Lincoln ou encore Karim Benzéma), vous montre le chemin:

 

1) Tactique n°1 : Proposer le dernier petit-four à quelqu’un d’autre AVANT que ce dernier ne vous le propose

La situation est périlleuse. La réception est sur le point de se terminer. Vous avez la terrible sensation de ne pas avoir suffisamment poncé ce buffet, un spectacle pourtant aussi gratuit que la vision d’une jupette féminine qui se soulève au grè du vent. Vous avez des regrets: vous auriez pu mieux l’optimiser et dîner ainsi à l’oeil. Qu’à cela ne tienne ! Vous vous rapprochez du comptoir histoire de réaliser un beau finish’ avec 3-4 casse dalles ingurgitées à l’ancienne. Soudain, Malheur! Un coup d’oeil vous indique qu’il reste un unique petit four. Un 2ème coup d’oeil vous indique qu’un autre enfoiré à quelque centimètres vient de jeter son dévolu dessus. Vos mains se tendent au même moment et finissent par s’entrechoquer. Regards confus, génés. Plâtes excuses. Pour vous sauver et prendre l’avantage psychologique, il s’agit alors de réagir vite et de déclarer:

Vous: « Mais allez-y, prenez donc ce dernier petit four »

L’autre Enfoiré (s’il a un minimum de sens civique): « Oh mais je n’en ferais rien. Allez-y

Vous: « Ok cool ! »

Et ainsi, vous pouvez poncer le dernier petit four grâce à cette technique d’entourloupe. Toujours proposer en 1er, il vous renverra la balle et là vous pourrez dire « OK trop cool merci beaucoup » et prendre le petit four en vous régalant au passage de son amertume. Mouahah Ah Ah (rire machiavélique)

 

2) Tactique n°2 : Proposer une diversion 1: une alerte à la bombe

Fendez-vous d’une petite alerte à la bombe pour détourner les regards de la foule du buffet. Les gens fuiront la réception avant de revenir, conscient d’avoir été victime d’une fausse alerte (mais quelque part rassurés d’être en vie, donc plus tolérants sur votre ingurgitage de dernier petit four!). Vous pourrez, dans l’affolement général, saisir avec satisfaction ce dernier petit four qui vous donnait tant envie!

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 Voici une Alerte à la Bombe made in LeSociologue: « Alerte à la Bombe, Alerte à la Bombe« 

3) Tactique n°3 : Proposer une diversion 2: Déclencher une Baston

Une autre technique de diversion consiste à provoquer sans vergogne une énorme baston en passant derrière un premier type en lui déclarant l’oreille qu’un autre type a insulté sa mère « il a dit très exactement, je l’ai défouraillée. Sa mère est vraiment une énorme catin« . Puis il s’agit de passer derrière ce 2nd type et de lui caler une petite tarte derrière l’oreille en accusant le premier. Les deux personnes se mettront ainsi à se maraver la gueule, donnant un triste spectacle de la condition humaine. Avec un peu chance, ça peut partir en marave générale! Puis, discretos, pendant que les convives tenteront de séparer les bélligérants, vous irez en toute détente ingurgiter le dernier petit four. Easy. Merci qui? Merci Steeve… MerSteeve !

 

4) Tactique n°4 : Proposer le dernier petit-four à autrui en le prenant entre vos doigts humides tout en postillonant généreusement

 « Bvonjvour il n’en reste qu’un, tvenez prvenez vle »

Avec gentillesse et générosité, tendez ce dernier macaron fruits rouges à votre prochain, juste après vous être soigneusement grattés les aisselles, des aisselles qui produisent en cette heure tardive des quantités non négligeables de roquefort. Votre interlocuteur, en dépit d’une forte envie de faire feu de tout bois avec ce casse-dalle, devrait refuser s’il respecte un tant soit peu les règles d’hygiènes classiques pour rester en vie.

 

5) Tactique n°5: Le Poncer Sans Vergogne

Une technique de petit filou consiste à s’envoyer le dernier petit-four sans rien demander à personne. Mais du coup vous passerez certainement pour un bel enfoiré. Après ça dépend à quel point ce petit-four est succulent? Vaut-il le coup de perdre tout le crédit que l’humanité vous accordait auparavant pour un plaisir sans égal qui vient faire frétiller votre glotte? En même temps, vous n’avez pas vraiment de potes à ce buffet bordel! Vous êtes venus là juste pour serrer des pinces et manger à l’oeil. Or cette bonne vieille baltringue de Gerrard, cadre supérieur nobode, vous a cassé les couilles avec ces histoires de business management et vous a empéché d’envoyer du petit-four pendant 45 minutes. Prendre le dernier serait en quelque sorte une revanche sur le destin. Vous n’avez pas à rougir ! Et puis si un enfoiré fait une petite réflexion « ah bah sympa, je le voulais aussi. C’est pas possible, ce que les gens peuvent être malpolis », foutez lui un pain dans sa petite gueule de mange-merde qui fait des réflexions nulles en société et qui se rend pas compte à quel point il crée des situations de gène. « Tu le voulais? Ah excuse moi du coup on fait comment hin? Je le vomis, je te le donne et tu le bouffes? Alors gros malin, tu vois bien! Elle servait à rien ta petite réflexion de merde. Lopette! »

 

6) Tactique n°6 : Miser votre va-tout sur l’avant dernier petit four

Finalement si l’on y réfléchit bien. Le problème que l’on se pose réside dans le fait qu’il s’agisse du dernier petit four. C’est là que la bât blesse, c’est de là que proviennent les conflits. En somme, une fois ce dernier petit four avalé, le buffet sera terminé. Et donc la présence de ce dernier petit four instaure d’entrée de jeu une forme de rareté qui légitime les tensions entre les convives. Donc si on est suffisamment malins comme Steeve, on oublie le dernier petit four et on se ponce… attention… tadaaaam… L’AVANT DERNIER PETIT FOUR !!! Celui là, personne n’y fait attention. Puisqu’en prenant l’avant dernier petit four, vous laissez la possibilité à une autre personne de prendre l’ultime. Vous lui transmettez de facto la pression, le risque et les dilemmes moraux (« ai-je vraiment le droit de prendre ce dernier petit-four? Pourquoi moi plutôt qu’un autre »). En somme, vous vous dédouanez. Vous passerez presque pour un héros auprès des milfs présentes. D’ailleurs, s’il reste à côté des petits-fours déguelasses à l’aubergine et qu’il ne reste qu’un petit four premium dans une assiette, une belle stratégie consiste à récupérer un de ces petits-fours moins intéressants et le placer dans la première assiette discretement: ainsi le dernier petit-four premium devient de facto un avant dernier petit-four quelconque. Le vôtre! Et bim c’est dans la poche!

 

La mot de la fin de Steeve:

Le dernier petit four – celui qu’on peut prendre sans remords – c’est en fait l’avant dernier petit-four! C’est celui-là pour lequel il faut se battre. Personne ne vous en voudra si vous parvenez à le chopper! Steeve ne saurait donc que trop vous conseiller de tout donner sur l’avant dernier petit-four !

note de steeve: Enfin un article utile!

2 comments

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