Pourquoi faut-il sauver le soldat Ryan?

 

Steeve Bourdieu, a contrario de son homonyme Steeve Mananda, jouit de quelques compétences en anglais américain. Peut être est-ce la conséquence des heures passées à mater PiMP MY Ride sur MTV ? Peu importe, la dernière fois Steeve matait  « Saving Private Ryan » (sans sous titres, like a boss) et une question interrogative est venue en tout bien tout honneur l’interloquer : « Pourquoi ? ». Pourquoi faudrait-il sauver le soldat Ryan en particulier? Pourquoi ne pas sauver plutôt le soldat Arnold pour n’en citer qu’un seul ? Lui aussi il a une maman qui l’aime et qui prie le ciel de voir revenir un jour son chérubin vivant et sans moignons. Enfoirés d’Américains, vous n’avez pas le droit de décider qui doit vivre ou mourir ! Bon bien sûr, on remet dans le contexte : ses 3 frères – RIP – ont subi la foudre de la mannshaft allemande. Il serait fortement dommage pour la maman que le 4eme et dernier Ryan soit occis par les méchants chleus nazis. Si Steeve était mange-quignon et optimiste, il verrait l’aspect économique des choses : on aurait alors envoyé un faire part de décès commun à la mère, ce qui aurait permis l’économie substantielle de 3 timbres d’une valeur faciale de 1 dollar. En période de guerre, il n’y a pas de petites économies. Trève de boutades excellentes, le Sociologue s’est donc penché sur la question. Il s’est une nouvelle fois refusé à toute vérité facile et s’en est allé quérir le vrai du faux et le faux du vrai au moyen d’une maïeutique socratique imparable. Alors Pourquoi ?

I) Parce que le soldat Ryan possèdait le ticket gagnant d’une tombola pour un Jambon Serrano gratuit.

Quelques jours avant le départ de son fils pour la Normandie, la maman de Ryan participa à une tombola géante dans une petite bourgade du Wyoming. L’enjeu était de taille. Un bon gros jambon de chez le charcutier du coin – un dénommé Mitch Bucchanon. La maman, amatrice de charcuterie espagnole, attendait avec impatience les résultats de cette tombola, en espérant y décrocher le gros lot. Fétichiste et même un peu superstitieuse, elle déposa le ticket sur la table du salon afin d’arrêter d’y toucher sans arrêt. « Calme toi, pose ce ticket sur la table, n’y pense plus et tu verras bien ce que le sort te réserve » lui dit Jonhatan, un cowboy local qui venait voir tous les jours la mère de Ryan dans le but de la chiner un peu. Un peu MILFée et veuve de son état, la mère de Ryan attisait en effet les convoitises de nombre de chiens de la casse du Wyoming. Mais elle, cette petite allumeuse, ne désirait qu’une seule chose : ce morceau de Jambon espagnol. Auparavant, Jonhatan avait bien tenté de lui proposer subtilement son morceau de Nougat en échange. Malheureusement pour lui, sa tentative s’était soldée par un échec cuisant. Bref revenons à nos moutons, Ryan, la veille de partir pour la Normandie, trouva le fameux ticket de tombola sur la table du salon familial. Loin d’avoir inventé la machine à cintrer les bananes, il pensa qu’il s’agissait d’un bon pour un Jambon gratos de Normandie. Mange quignon, d’autant plus en période de guerre où la bonne chère se faire rare, il prit le ticket dans sa pocket et partit – son baluchon sur les épaules et quelques capotes en bois, c’est la guerre mais on ne sait jamais ! – pour la Normandie dans le but d’aller libérer la France, ce beau pays, des méchants Nazis. Le lendemain, la mère de Ryan apprit qu’elle avait gagné la tombola mais ne put mettre la main sur le ticket gagnant. Elle entra dans une colère blanche en découvrant le pot aux roses. Elle accusa ce pointeur de Jonathan avant de comprendre que son fils avait embarqué le ticket. Elle appela le gouvernement Américain en inventant une pseudo histoire comme quoi elle aurait eu trois autres fils tous morts au combat et que le petit dernier des Ryan était tout ce qui lui restait. Le gouvernement attendri par cette histoire montée de toutes pièces avala le mytho telle une prostituée cambodgienne et mit sur pied une équipe d’élite pour retrouver Ryan. La légende raconte qu’il avait en fait déserté et qu’il s’était barré backpacker en Croatie à la place. Il se serait payé les services de quelques filles de joies locales en revendant son Jambon. Mange quignon, voleur, déserteur… Un bien triste personnage.

II) Parce que Ryan a escroqué le fisc américain et doit la modique somme de 23,47 dollars

Ryan est de toute évidence un petit filou. Il a cru bon d’enculer le système en omettant de déclarer une partie de ses revenus de l’année fiscale précédente. Ayant gagné une petite somme rondelette en opérant en tant que consultant freelance en stratégie d’entreprise (il serait à l’origine de l’expansion internationale de Coca Cola en Europe, zone identifiée à très forte croissance pour la prochaine décennie 1945-1955), il s’est dit qu’il en avait un peu marre de toujours payer pour les autres « Merde je suis en Amérique non ? Je croyais que j’étais dans un pays libre! ». Républicain, il a tenté de minimiser ses profits pour payer moins d’impôts en utilisant la carte de crédit de l’entreprise pour s’acheter quelques outfits. Malheureusement suite à un examen, il s’est fait gauler par un expert fiscal un peu trop regardant qui découvrit l’anguille sous la roche. Ryan, capitaliste sans vergogne, préféra prendre le risque d’enculer le fisc pour gagner 23,47 dollars. Quand le stratagème fiscal fut démonté, il s’engagea rapidement dans l’armée afin de fuir ces suceurs de sang du fisc qui lui collaient au cul. Ces derniers le menacèrent d’ailleurs de débarquer dans son Penthouse sur Manhattan Square Garden City sans prévenir. Avant de partir pour la Normandie, il prit toutes ses précautions et fit retirer l’ensemble des bibelots de valeur et notamment une très belle commode de Louis XIV qu’il cacha dans la cave de son pote Bruno, un hipster new yorkais pré nouvelle vague. Ouf, on a eu peur pour toi Ryan… Petit enfoiré d’égoïste-capitaliste !

III) Parce que le soldat Ryan est en fait un espion allemand infiltré dans l’utérus de sa mère dès son plus jeune âge.

L’Allemagne nazie avait prévu un plan pour envahir le monde depuis le début du 20ème siècle. Infiltrer l’ennemi jusqu’à leur propre utérus. C’est exactement qu’ils infligèrent à la mère de Ryan. Se découvrant une 4eme fois enceinte un soir de Septembre 1922, elle supposa que cela devait être le chef d’œuvre de José, ce mexicain basané de 23 ans, à qui elle s’était offerte manu militari à la suite d’une beuverie bon enfant organisée dans son village du Wyoming. Elle ne soupçonna pas Hanz Friedrich, officiellement touriste de passage mais officieusement chimiste allemand nazi, qui lui envoya un spermatozoide à l’aide d’un erlen mayer au moment où celle ci soulevait une nouvelle fois sa jupe en dansant le french cancan sur le comptoir du bar – bar classique de village où tous les ivrognes et les cagoles locales avaient pour habitude de se retrouver. Hanz et les Allemands Nazis avaient tout prévu. Le spermatozoide avait été programmé génétiquement pour être un nazi infiltré aux States. Ryan, produit génétique de la folie d’Hanz Friedrich, se conduisit toute sa vie en parfait américain : il mangeait beaucoup de burgers, ne savait pas localiser l’Europe sur une carte du monde et possédait un American Flag au dessus de son lit. Tout le monde y a vu que du feu. Mais lorsque la guerre éclata, il savait que son heure de gloire était arrivé : il montrerait enfin son vrai visage au front en fumant des Américains par derrière comme un enfoiré de SS. Sa mission de traitre serait accomplie, il pourrait alors rejoindre sa Bavière originelle et retrouver le père dont les couilles fournirent le spermatozoïde infiltré. Mais le gouvernement Américain comprit à la mort des 3 autres Ryan que quelque chose clochait dans leur bataillon. Un espion Allemand devait se trouver parmi eux. Ils ne tardèrent pas à faire le lien avec la passion de leur mère pour le french cancan et remontèrent la piste de Hanz Friedrich. Ils lancèrent une équipe pour retrouver le soldat Ryan en mode « Il faut Sauver le soldat Ryan ». Une sorte de subterfuge un peu bancale pour tromper la vigilance de Ryan. Le plan a marché. Ils retrouvèrent Ryan. Le seul problème c’est que Ryan s’était étouffé entre temps en croquant un Bretzel asiatique. Il ne fut jamais jugé pour ses crimes. L’enfoiré de fils de p***!

NDLR : C’est l’explication la plus plausible d’après Le Sociologue.

IV) Parce que Ryan est un entrepreneur à succès qui s’apprêtait à révolutionner le monde des transports

Il ne fait aucun doute que l’Amérique est une terre d’entrepreneurs et d’innovations de rupture. Toujours à la pointe de la technologie, on leur doit notamment l’Ipod, le MacBook, les Burgers et les Hipsters. Une contribution somme toute extrêmement positive pour l’Humanité. Cependant la plus belle invention nous vient de Ryan 4eme du nom. Maitrisant business model et analyste stratégique, il avait très vite identifié le potentiel du marché de l’aviation civile. Il créa ainsi sa propre compagnie aérienne Ryan…Air afin de proposer à tout un chacun des vols pas chers en partant d’aéroports un peu moins prestige que d’habitude. Il faut penser qu’en 1945 les gens étaient pauvres, donc c’était malin d’inventer ça. Or son associé, Alfred Von Gigue un fils d’immigré polonais, qui n’était pas parti à la guerre pour cause de trop petit sexe, galérait un max à gérer tout seul la compagnie en son absence : il était à la fois directeur financier, contrôleur aérien et pilote d’avion, ce qui lui laissait peu de temps pour penser à la stratégie d’entreprise et encore moins pour séduire. Il a donc insisté pour que l’on retrouve fissa le cerveau de la compagnie Ryanair, c’est à dire Ryan. Le gouvernement Américain qui cherchait à maximiser les cashflows du pays et de ses habitants engagea donc un bataillon spécial pour sauver le soldat Ryan. Plus tard, revenu aux commandes, Ryan vendit Ryanair à des Irlandais en trahissant le gouvernement américain. Il plaça sa plus value boursière aux Iles Caimans et partir se la donner grave aux Maldives.

NDLR: Placer sa plus value boursière aux Iles Caimans et partir aux Maldives… Il manque pas d’Air Ryan! (Carton Rouge Steeve pour blague additionnelle approximative!)

NDLR 2: Un entrepreneur à succès, un modèle à imiter. Steeve a pensé lancer Steevair lui aussi. Un concept de compagnie aérienne low cost qui propose du speed dating avec des hôtesses. A défaut de s’envoyer en l’air, il attend toujours le décollage de sa compagnie.

 

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